Utiliser la mémoire visuelle, auditive, kinesthésique

Les méthodes qui font appel à la mémoire visuelle, auditive ou kinesthésique favorisent la mémorisation des correspondances graphèmes / phonèmes. Ainsi, elles permettent une meilleure automatisation du décodage et, de ce fait, libère la mémoire à court terme. Voyons en quoi l’utilisation de divers types de mémoires peut être utile.  

Eviter les inversions de lettres

Quelques histoires brodées au fil des années…pour éviter ou corriger les inversions de lettres :

io ou oi ?  (mot référent étoile avec geste et dessin de Patati et Patata) 

Pour regarder les étoiles, autrement dit si on veut écrire le son  / oi / on ne peut pas l’écrire i – o car on ne peut pas montrer l’étoile avant de l’avoir vu. Il faut donc d’abord prendre le télescope  o  et après montrer  i 

ia ou ai ? (mot référent laine avec dessin de Patati et Patata) 

Pour tricoter, autrement dit si on veut écrire  / è /  de laineon ne peut pas écrire i – a car on ne peut pas attaquer sans avoir la laine. Il faut donc d’abord prendre la pelote a et après l’aiguille i. 

 

Eviter les confusions visuelles de lettres

Quelques histoires brodées au fil des années…pour éviter ou corriger les confusions de lettres :

ou ou on  ? (mot référent loup – trou / pontavec gestes et dessins de Patati et Patata)  :

Le loup passe sur le pont.

Le loup tombe dans le trou.

b ou d  ? (mot référent bébé/bidondos/derrière) avec dessin de Patati et Patata) .

Si on considère que le sens de la marche est le même que le sens de l’écriture :

b porte un bébé dans son ventre

d porte un sac à dos.

 

Eviter les confusions auditives

 

Quelques histoires brodées au fil des années…pour éviter ou corriger les confusions de sons :

Il peut être très intéressant de travailler avec des albums de PEF tels que Le prince de Motordu. Il est en effet possible de s’amuser avec les sons et de découvrir les quiproquos que cela peut engendrer. 

Lève le toit / le doigt.

Je veux des choux / sous.

Prends le fer / le verre

 

Fixer certaines règles d’orthographe

Certaines histoiresfaisant appel à la mémoire visuelle, kinesthésique et auditive, peuvent favoriser l’apprentissage de certaines règles d’orthographes. En voici un exemple concret.

Attention, la source de certains documents ne m’appartient pas. La source est notée en bas de chaque page. Par ailleurs, ses histoires ont été élaborées grâce à la méthode de lecture des Alphas. 

Aider à mémoriser l’orthographe des mots

Pour écrire correctement un mot, il est important de :

  • saisir le sens de l’unité mot : cela évitera les problèmes de coupures de mots ou d’homophonie.
  • Considérer chaque mot comme faisant partie intégrante d’une famille. Il est en effet très important de travailler sur les mots de la même famille et leurs régularités orthographiques.
  • Connaître les règles d’orthographe, de grammaire, de conjugaison les plus fréquentes.
  •  Ne pas se compliquer la vie : écrire le plus simplement possible en respectant les règles connues, les fréquences des graphies.
  • Faire preuve d’imagination pour inventer des procédés mnémotechniques afin de mémoriser les mots qui ne suivent pas les règles.

Voici donc une liste de questions que l’élève peut se poser pour écrire sans erreur.

  • Mon  mot est-il bien un mot ?

– Est-ce qu’il a du sens dans cette phrase ?

– Quelles sont les syllabes du mot ? Quels sons pour chaque syllabe, quelles graphies ?

– Quelles sont les difficultés ?

  • S’il y a des sons qui peuvent s’écrire de plusieurs manières :

– Est-ce que je peux prévoir comment ce son va s’écrire en le comparant à un mot de la même famille ?

  • Est-ce que je peux prévoir la lettre finale du mot en le mettant au féminin ou en trouvant un mot de la même famille ?
  • Est-ce que je me souviens avoir trouvé un moyen mnémotechnique pour mémoriser ce mot ?

Ex : à l’aide d’un dictionnaire visuo – sémantique élaboré par des auteurs ou par l’élève lui-même.

 

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